Comme vous avez pu le lire juste avant, ce n'était pas du tout prévu, mais de très très bonnes nouvelles viennent d'arriver!:)
Une céremonie a eu lieu aujourd'hui en hommage aux Francais victorieux aux Masters, Mary, Amé, Micka et bien entendu Fab'.
Les "Bleus" ont été félicités par tout les dirigeants de la FFT.
Lisez attentivement l'interview, les dernières lignes sont très très intéressantes!:)
Fabrice, avez-vous un peu récupéré après votre brillante saison 2005 ?- Pas encore. En rentrant à la maison, j'avais envie de profiter pleinement de mes vacances. J'ai pu emmener ma fille à l'école tous les matins, voir mes amis le soir. Ca veut dire se coucher tard et se lever à 6 h 30 le matin ! Donc, pour l'instant, je n'ai pas encore récupéré, mais je pars en vacances ce soir seul avec ma femme.
Ce titre au Masters aux côtés de Michaël Llodra, est-ce plus fort qu'une victoire en Grand Chelem ?
- C'est difficile de donner un ordre à tous ces événements. En tout cas, ce sont des épreuves majeures. Ce sont les tournois qui comptent le plus pour moi, pour lesquels je me bats chaque jour. Je garde des souvenirs extraordinaires de nos deux victoires à l'Open d'Australie. Mais ce Masters aura une place à part dans ma carrière le jour où je rangerai mes raquettes.
Parce que c'était votre dernier tournoi aux côtés de Michaël ?
- D'une part parce que c'était le Masters, l'une des épreuves les plus importantes ; aucune équipe Française n'avait remporté cette épreuve auparavant (NDLR : lors de sa victoire en 1990, Guy Forget était associé au Suisse Jakob Hlasek). D'autre part, parce que c'était notre dernier match ensemble. Donc, en plus de la victoire, il y avait beaucoup d'émotion.
Ce Masters n'avait pourtant pas très bien commencé pour vous, avec une défaite d'entrée. Comment avez-vous réussi à inverser la tendance ?
- En restant positif. Après notre défaite, on s'est dit lors du débriefing : « Ok, on a perdu, on n'a plus le droit à l'erreur puisque pour sortir des poules, il faut maintenant tout gagner, mais on a fait un bon match. Donc si on arrive à maintenir ce niveau-là, voire à jouer encore un petit peu mieux, on peut peut-être encore se qualifier. Et après, une fois en demi-finales, tout peut arriver. » Et c'est ce qui s'est passé. Ce titre a vraiment une place à part, car on le ramène de loin. On avait pris un mauvais départ, on a ensuite battu toutes les meilleures équipes du monde. C'est une victoire qui figure dans notre Top 3 personnel.
Avez-vous le sentiment d'avoir pratiqué un niveau de jeu exceptionnel pendant ce Masters ?
- Le premier match a été bon, le deuxième a été meilleur, le troisième encore meilleur. Et ça été crescendo jusqu'à la finale. On est monté en régime au fil des tours. C'était extraordinaire de pouvoir hausser notre niveau de jeu alors que l'événement devenait de plus en plus important, et que la pression montait au fil des matches.
Votre titre ne vous a-t-il pas fait revenir sur votre décision ? N'avez-vous pas envisagé, ne serait-ce qu'un instant, de continuer à jouer ensemble ?
- Non, non. Arrêter sur un échec aurait été tout aussi difficile. Là, on arrête sur une belle note. C'est l'un des titres les plus importants de notre association. Pour 2006, je me suis engagé dès septembre avec Nenad Zimonjic. On ne va pas faire demi-tour maintenant.
Comment avez-vous choisi votre nouveau partenaire de double, Nenad Zimonjic ?
- J'ai toujours envie de jouer le double, parce que ça me plaît, mais aussi parce que je veux encore gagner un tournoi du Grand Chelem et des titres majeurs. Avec Nenad Zimonjic, on devrait, je pense, bien se compléter, même s'il faut peut-être attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois pour qu'on se trouve parfaitement sur le terrain. Après, on devrait être très bon ensemble.
Quel bilan tirez-vous de votre saison 2005 ?
- Il est très bon. Plus les années passent, plus le challenge est difficile à relever. Maintenant, quand je commence une saison, je ne suis pas sûr de la terminer. Et si je la termine, je ne sais pas à quel niveau je la finirai. Donc, aujourd'hui, au terme de la saison 2005, quand je vois mes classements de simple et de double, je me dis : « Waaou ! » Je m'en suis bien sorti. Et au-delà du classement, ce qui compte aujourd'hui pour moi, ce sont les titres et les émotions que je peux ressentir sur un terrain. Cette année, en double, je gagne à Rome qui est quand même un Masters Series, je gagne le Masters, et aussi Roland-Garros en mixte ; en simple, je vis des moments extraordinaires contre Federer à l'US Open, je passe de très bons moments à Lyon, à Bercy. Tout ça en 2005, c'est extraordinaire. Si je dois vivre ne serait-ce que la moitié de toutes ces émotions en 2006, je signe tout de suite. J'y vais tête baissée.
Quels sont vos objectifs pour 2006 ? Allez-vous donner la priorité au Grand Chelem ?
- Oui, je mettrais plus l'accent sur les Grands Chelems, aussi bien en simple qu'en double. Le temps ne joue pas en ma faveur, mais je pense quand même avoir toujours une grosse performance en Grand Chelem dans les jambes. Cela ne se produira peut-être jamais, mais s'il y a une opportunité, je veux pouvoir la saisir. Au-delà de ça, le classement a une importance, car c'est lui qui te permet de rentrer dans les tournois, mais ce n'est pas vraiment ce que je recherche le plus. Ce qui compte, ce sont les titres et les moments forts que je connais sur un terrain.
Est-ce que cela signifie que vous allez un peu moins jouer en 2006 pour mieux cibler vos objectifs ?
- Certainement. Je pense jouer entre 20 et 22 tournois.
Savez-vous avec quel entraîneur vous allez travailler la saison prochaine ?- J'aurai la réponse définitive dans une semaine. C'est quasiment fait, mais ce n'est encore officiel, alors je préfère attendre un peu avant de l'annoncer. Beaucoup de gens me disent : « Tu te connais bien, tu connais le jeu, tu pourrais te débrouiller, faire cavalier seul. » Mais au contraire, j'ai besoin de quelqu'un qui a un regard différent sur mon jeu. J'ai toujours plein de choses à apprendre, plein de choses à améliorer. Je ne peux me lancer dans une saison sans avoir le soutien d'un entraîneur.
Après votre conférence de presse à Bercy, vous deviez rencontrer Guy Forget à propos de la Coupe Davis. Qu'en est-il ressorti ?- On s'est vu ce dimanche à Genève. Cela s'est très bien passé. Ce fut une discussion très positive, constructive et de bon augure.
Vous vous voyez bien dans l'équipe au premier tour de la campagne 2006 contre l'Allemagne...- Tant que je serai en activité, si je sens que l'équipe peut être plus forte avec moi que sans moi, je répondrai présent. C'est aussi simple que ça. Aujourd'hui, si je suis dans l'équipe, je pense que je peux lui apporter quelque chose. Forcément, je me mets à disposition. Le jour où je n'aurai plus cette certitude, je m'écarterai, je laisserai la place aux autres, ce qui est tout à fait normal.
Une très bonne nouvelle, j'espère que tout sa, se concrétisera, j'ai comme l'impression, que l'on "touche au but"!
Fab' n'a jamais, je pense, depuis 14 mois été aussi près d'une sélection en Coupe Davis!:):):):)
+ D'infos : FFT.fr
Une céremonie a eu lieu aujourd'hui en hommage aux Francais victorieux aux Masters, Mary, Amé, Micka et bien entendu Fab'.
Les "Bleus" ont été félicités par tout les dirigeants de la FFT.
Lisez attentivement l'interview, les dernières lignes sont très très intéressantes!:)
Fabrice, avez-vous un peu récupéré après votre brillante saison 2005 ?- Pas encore. En rentrant à la maison, j'avais envie de profiter pleinement de mes vacances. J'ai pu emmener ma fille à l'école tous les matins, voir mes amis le soir. Ca veut dire se coucher tard et se lever à 6 h 30 le matin ! Donc, pour l'instant, je n'ai pas encore récupéré, mais je pars en vacances ce soir seul avec ma femme.
Ce titre au Masters aux côtés de Michaël Llodra, est-ce plus fort qu'une victoire en Grand Chelem ?
- C'est difficile de donner un ordre à tous ces événements. En tout cas, ce sont des épreuves majeures. Ce sont les tournois qui comptent le plus pour moi, pour lesquels je me bats chaque jour. Je garde des souvenirs extraordinaires de nos deux victoires à l'Open d'Australie. Mais ce Masters aura une place à part dans ma carrière le jour où je rangerai mes raquettes.
Parce que c'était votre dernier tournoi aux côtés de Michaël ?
- D'une part parce que c'était le Masters, l'une des épreuves les plus importantes ; aucune équipe Française n'avait remporté cette épreuve auparavant (NDLR : lors de sa victoire en 1990, Guy Forget était associé au Suisse Jakob Hlasek). D'autre part, parce que c'était notre dernier match ensemble. Donc, en plus de la victoire, il y avait beaucoup d'émotion.
Ce Masters n'avait pourtant pas très bien commencé pour vous, avec une défaite d'entrée. Comment avez-vous réussi à inverser la tendance ?
- En restant positif. Après notre défaite, on s'est dit lors du débriefing : « Ok, on a perdu, on n'a plus le droit à l'erreur puisque pour sortir des poules, il faut maintenant tout gagner, mais on a fait un bon match. Donc si on arrive à maintenir ce niveau-là, voire à jouer encore un petit peu mieux, on peut peut-être encore se qualifier. Et après, une fois en demi-finales, tout peut arriver. » Et c'est ce qui s'est passé. Ce titre a vraiment une place à part, car on le ramène de loin. On avait pris un mauvais départ, on a ensuite battu toutes les meilleures équipes du monde. C'est une victoire qui figure dans notre Top 3 personnel.
Avez-vous le sentiment d'avoir pratiqué un niveau de jeu exceptionnel pendant ce Masters ?
- Le premier match a été bon, le deuxième a été meilleur, le troisième encore meilleur. Et ça été crescendo jusqu'à la finale. On est monté en régime au fil des tours. C'était extraordinaire de pouvoir hausser notre niveau de jeu alors que l'événement devenait de plus en plus important, et que la pression montait au fil des matches.
Votre titre ne vous a-t-il pas fait revenir sur votre décision ? N'avez-vous pas envisagé, ne serait-ce qu'un instant, de continuer à jouer ensemble ?
- Non, non. Arrêter sur un échec aurait été tout aussi difficile. Là, on arrête sur une belle note. C'est l'un des titres les plus importants de notre association. Pour 2006, je me suis engagé dès septembre avec Nenad Zimonjic. On ne va pas faire demi-tour maintenant.
Comment avez-vous choisi votre nouveau partenaire de double, Nenad Zimonjic ?
- J'ai toujours envie de jouer le double, parce que ça me plaît, mais aussi parce que je veux encore gagner un tournoi du Grand Chelem et des titres majeurs. Avec Nenad Zimonjic, on devrait, je pense, bien se compléter, même s'il faut peut-être attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois pour qu'on se trouve parfaitement sur le terrain. Après, on devrait être très bon ensemble.
Quel bilan tirez-vous de votre saison 2005 ?
- Il est très bon. Plus les années passent, plus le challenge est difficile à relever. Maintenant, quand je commence une saison, je ne suis pas sûr de la terminer. Et si je la termine, je ne sais pas à quel niveau je la finirai. Donc, aujourd'hui, au terme de la saison 2005, quand je vois mes classements de simple et de double, je me dis : « Waaou ! » Je m'en suis bien sorti. Et au-delà du classement, ce qui compte aujourd'hui pour moi, ce sont les titres et les émotions que je peux ressentir sur un terrain. Cette année, en double, je gagne à Rome qui est quand même un Masters Series, je gagne le Masters, et aussi Roland-Garros en mixte ; en simple, je vis des moments extraordinaires contre Federer à l'US Open, je passe de très bons moments à Lyon, à Bercy. Tout ça en 2005, c'est extraordinaire. Si je dois vivre ne serait-ce que la moitié de toutes ces émotions en 2006, je signe tout de suite. J'y vais tête baissée.
Quels sont vos objectifs pour 2006 ? Allez-vous donner la priorité au Grand Chelem ?
- Oui, je mettrais plus l'accent sur les Grands Chelems, aussi bien en simple qu'en double. Le temps ne joue pas en ma faveur, mais je pense quand même avoir toujours une grosse performance en Grand Chelem dans les jambes. Cela ne se produira peut-être jamais, mais s'il y a une opportunité, je veux pouvoir la saisir. Au-delà de ça, le classement a une importance, car c'est lui qui te permet de rentrer dans les tournois, mais ce n'est pas vraiment ce que je recherche le plus. Ce qui compte, ce sont les titres et les moments forts que je connais sur un terrain.
Est-ce que cela signifie que vous allez un peu moins jouer en 2006 pour mieux cibler vos objectifs ?
- Certainement. Je pense jouer entre 20 et 22 tournois.
Savez-vous avec quel entraîneur vous allez travailler la saison prochaine ?- J'aurai la réponse définitive dans une semaine. C'est quasiment fait, mais ce n'est encore officiel, alors je préfère attendre un peu avant de l'annoncer. Beaucoup de gens me disent : « Tu te connais bien, tu connais le jeu, tu pourrais te débrouiller, faire cavalier seul. » Mais au contraire, j'ai besoin de quelqu'un qui a un regard différent sur mon jeu. J'ai toujours plein de choses à apprendre, plein de choses à améliorer. Je ne peux me lancer dans une saison sans avoir le soutien d'un entraîneur.
Après votre conférence de presse à Bercy, vous deviez rencontrer Guy Forget à propos de la Coupe Davis. Qu'en est-il ressorti ?- On s'est vu ce dimanche à Genève. Cela s'est très bien passé. Ce fut une discussion très positive, constructive et de bon augure.
Vous vous voyez bien dans l'équipe au premier tour de la campagne 2006 contre l'Allemagne...- Tant que je serai en activité, si je sens que l'équipe peut être plus forte avec moi que sans moi, je répondrai présent. C'est aussi simple que ça. Aujourd'hui, si je suis dans l'équipe, je pense que je peux lui apporter quelque chose. Forcément, je me mets à disposition. Le jour où je n'aurai plus cette certitude, je m'écarterai, je laisserai la place aux autres, ce qui est tout à fait normal.
Une très bonne nouvelle, j'espère que tout sa, se concrétisera, j'ai comme l'impression, que l'on "touche au but"!
Fab' n'a jamais, je pense, depuis 14 mois été aussi près d'une sélection en Coupe Davis!:):):):)
+ D'infos : FFT.fr
